Avoir un bon sommeil permet d’améliorer sa santé
S’il y a bien une chose qui met tout le monde d’accord, c’est le fait de vouloir être en bonne santé. Et même si l’on n’y pense pas forcément et que nous sommes majoritairement sujets à de mauvaises habitudes en la matière, avoir un bon sommeil permet d’améliorer sa santé !
Le sommeil comme pilier de notre santé
Le sommeil améliore la santé
Nous passons presque un tiers de notre vie à dormir ; et ce n’est pas pour rien ! Avoir un sommeil de qualité -et en quantité suffisante- est essentiel à la récupération physique, à l’apprentissage, mais aussi au métabolisme en général.
Respecter son cycle circadien et dormir en quantité suffisante -une moyenne de 8h- sont donc nécessaires. En effet, le manque de sommeil (<6h) a des conséquences néfastes sur la santé :
- Mauvaise consolidation de la mémoire : la privation ou le manque de sommeil ne permet pas au cerveau de mémoriser correctement les éléments qui ont été vus au cours de la journée
- Affaiblissement du système immunitaire : une corrélation a été faite entre les personnes qui dorment le moins et celles qui tombent le plus malades (grippes, etc).
- Augmentation de l’appétit, avec une attirance pour les aliments sucrés et gras : en effet, les fonctions en charge des besoins énergétiques sont modifiés et l’on constate une augmentation des hormones de l’appétit.
Mais les troubles du sommeil semblent également avoir des répercussions plus graves, telle que l’augmentation du risque de pathologies cardiovasculaires, de maladies neuro-dégénératives et de diabète de type 2.
On ne le répétera donc jamais assez, avoir un bon sommeil permet d’améliorer sa santé !
En outre, il faut éviter de dérégler son horloge biologique et donc se coucher à la même heure chaque soir, afin de permettre la synchronisation entre l’état d’éveil et de sommeil, et pour ne pas bouleverser nos cycles de sommeil. Ces derniers durent en moyenne 90 minutes et se répètent 4 à 5 fois par nuit.
Quête d’une bonne hygiène de sommeil
Bien que l’on ne puisse nier que les individus des pays industrialisés manquent généralement de sommeil, et qu’en 50 ans, la durée du sommeil a diminué ; nous voyons depuis 2017 que les recherches concernant le sommeil ont augmenté de 57%. Cela nous informe sur deux éléments :
- Nous sommes de plus en plus nombreux à souffrir de problèmes de sommeil, ou du moins plus conscient du problème ;
- Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter remédier à cela.
Car oui ; comme nous venons de le voir, un sommeil de qualité est nécessaire à notre santé, et ceux qui font les frais d’un mauvais sommeil ne le savent que trop bien.
Si vous faites parti de ces mauvais dormeurs ou que vous êtes soucieux de votre santé, vous trouverez quelques astuces pour favoriser le sommeil et l’endormissement dans la suite de cet article.
Favoriser le sommeil
L’alimentation, un incontournable pour un meilleur sommeil
Notre alimentation a un rôle déterminant vis-à-vis de notre sommeil. Les aliments contribuant à la production de sérotonine sont à privilégier si l’on souhaite augmenter ses chances de bien dormir. En effet, la mélatonine, plus communément appelée « hormone du sommeil » n’est pas la seule à jouer un rôle important dans notre sommeil. La sérotonine, qui est un neurotransmetteur, joue sur notre horloge interne, est quant à elle favorisée par l’ingestion de certains acides aminés. Ces acides aminés ne sont autres que la tryptophane, contenu dans un certain nombre d’aliments. les deux autres articles sur le sujet, si vous voulez connaître les 8 aliments riches en tryptophane, qui favorisent le sommeil ; et apprendre à booster votre sérotonine.
Des aliments sont également à éviter si l’on ne veut pas entraver notre sommeil. Dès 15h, on évitera alors de consommer tout aliment dit « excitant », tel que la caféine, la théine, ou la vitamine C. Le soir, on privilégiera un repas relativement léger. Cependant, contrairement aux idées reçues ; ce n’est pas une salade qu’il faudrait consommer, mais plutôt des féculents riches en protéines.
Un petit conseil : l’idéal est de manger 2h avant d’aller vous coucher. En effet, si vous mangez trop tôt, votre cerveau risque de ne pas avoir assez de nutriments. Pourtant, lorsque vous êtes en sommeil paradoxal -phase pendant laquelle l’activité de notre cerveau est relativement élevée-, votre cerveau a besoin d’un certain nombre de nutriments pour bien fonctionner ! Enfin, si vous mangez trop tard, cela risque d’augmenter la température de votre corps ; ce qui risque de vous empêcher de dormir.
Des bonnes habitudes à prendre
Outre ces bonnes habitudes alimentaires, d’autres recommandations sont à prendre en compte pour favoriser son endormissement et la qualité de son sommeil :
- Comme nous l’avons abordé précédemment, la première chose à faire est de respecter son cycle circadien. Pour cela, il faudrait donc dormir à des heures régulières et privilégier un coucher avant 23h30.
- L’exposition à la lumière du soleil est également nécessaire pour notre horloge biologique et parce qu’elle favorise la sécrétion de mélatonine.
- Pratiquer une activité physique quotidienne, de 20 minutes minimum, aide également à dormir. Attention cependant à ne pas le faire après 20h.
- Eviter de dormir dans une chambre dont la température est supérieure à 18°C. La baisse de la température corporelle est nécessaire pour s’endormir !
- Dormir dans le noir complet permet de sécréter la mélatonine. Bien que la lumière naturelle favorise la production de mélatonine, mais elle se sécrète lorsqu’il fait nuit !
- Et surtout… éviter les lumières bleues au moins 2h avant d’aller vous coucher ! Ce conseil, on le connaît tous, et pourtant, on a tous cette fâcheuse tendance à traîner sur son smartphone avant d’aller se coucher. Pourtant, la lumière bleue décale l’horloge biologique et empêche au sommeil d’être réparateur.
Maintenant que vous avez compris qu’avoir un bon sommeil permet d’améliorer la santé, il ne vous reste plus qu’à mettre en place ces conseils ; et vous verrez par vous-même ! Et si le sujet vous intéresse ; n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, pour en savoir plus.